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PREDICATION
Pasteur Caroline Schrumpf
pour les RAMEAUX Dimanche 20 mars 2005 Philippiens 2, 6-11- Matthieu 21, 1-11 |
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Matthieu
21, 1-11 Pasteur Caroline SCHRUMPF Frères et Sœurs, Aujourd'hui en ce dimanche des Rameaux, qui est aussi celui des manteaux (eh oui, vous l'aurez remarqué, Matt ne parle pas seulement des rameaux, des palmes ou des branches mais aussi des manteaux que les gens déposent par terre sur le chemin de Jésus). Nous relisons cette drôle d'histoire qui inaugure l'entrée de Jésus dans Jérusalem, et aussi l'entrée dans la semaine de la Passion. Jésus s'approche. Drôle
d'histoire qui commence avec cette demande insolite de Jésus à
ses disciples : "Allez au village d'en face. Vous y trouverez une
ânesse et son ânon. Amenez-les moi" C'est bien
un roi qui entre dans Jérusalem, sur monture humble et pacifique,
mais un drôle de roi. Quelques jours plus tard, la Croix sur laquelle
il meurt portera l'inscription : "Celui-ci est le roi des Juifs". C'est une
drôle d'histoire, où la foule acclame Jésus, où
le peuple est suspendu aux lèvres de Jésus lorsqu'il enseigne
les chemins de Dieu… mais les pharisiens, les scribes, les chefs du Temple
cherchent à se débarrasser de Jésus. D'ailleurs la
foule elle-même, quelques jours plus tard aura transformé
ses acclamations de joie en cris de haine et de mort et hurlera "Crucifie-le
! Crucifie-le !" Frères
et Sœurs,
Ces contradictions
sont un peu partout : dans notre identité et notre vision de nous-mêmes,
dans nos relations avec les autres, dans nos pensées, jusque dans
notre relations avec Dieu. Je m'arrête là, je pense que vous voyez ce que je veux dire. La Bible appelle cela : "avoir un cœur partagé." Nos cœurs sont partagés et vivre avec un cœur partagé ne nous rend pas heureux. Parfois, nous pouvons même en arriver à avoir le sentiment de marcher à côté de nous-mêmes, de vivre dans un personnage que les circonstances et nous-mêmes avons fabriqué pour tenter d'apprivoiser ces contradictions, qui sont autant de blessures, de souffrances, d'être en exil loin de nous-mêmes. Frères
et Sœurs, ce matin, il y a une Bonne Nouvelle pour nous, une parole du
Seigneur. Et il fait cela, non en nous jugeant, mais en venant habiter toutes nos contradictions humaines. Il est devenu contradiction pour Dieu, il est devenu homme, il s'est vidé de sa divinité, il s'est vidé de sa condition, il s'est vidé de sa vie jusque dans la mort. Mais la mort et la contradiction n'ont pas eu le dernier mot, puisqu'à l'aube du 3ème jour, le tombeau était vide et Lui vivant. La Parole que Dieu nous adresse aujourd'hui, c'est que, jusque dans nos contradictions, Dieu est présent contre toute attente, nous pouvons trouver le chemin de la guérison, de réconciliation, hors de nos contradictions. Parce que Dieu lui-même est venu en Jésus- Christ habiter nos contradictions. Il les a assumées, il les a traversées, pour nous. Et il a ouvert un chemin de vie, un chemin de paix que Dieu veut pour nous. C'est dans cette Bonne Nouvelle que Mathis sera baptisé, et que nous aussi nous avons été baptisés. Même si nous l'avons un peu oublié, même si nous avons le sentiment de ne l'avoir jamais su. La Bonne Nouvelle, c'est que la Croix est une porte. Et cette porte nous permet de sortir de nos contradictions pour entrer dans la présence de Dieu qui nous réconcilie, nous unifie, qui nous pacifie. Pour conclure : Jérémie 32, 39-40 Amen |