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Editorial
Ete 2006
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Bartimée mendiait
à la sortie de Jéricho, sur le bord du chemin. Mais Jésus
passe sur le chemin. Et Bartimée, contrairement à beaucoup
de ses contemporains, n'a pas besoin de longues explications ni de grands
discours pour comprendre qui est Jésus. " Jésus, fils
de David, s'écrie-t-il, aie pitié de moi ! " Comment
savait-il qui était Jésus ? Il n'a peut-être pas été
toujours aveugle ? N'aurait-il pu être de ceux qui l'avaient suivi,
auparavant, et avaient été enthousiasmés par son
message ? Mon frère, toi aussi, tu peux crier à lui; tu peux l'appeler et être entendu de lui et être appelé par lui. Saches que même si ta vie est dure et que tu as eu tendance à t'éloigner de Jésus, lui ne t'a pas oublié. Il nous retrouve dans notre nuit, dans notre souffrance, et avec lui tout peut recommencer. Quand Jésus passe, il n'est pas nécessaire de rester assis, sur le bord du chemin. Tu peux te lever, tu peux le voir, tu peux suivre Jésus. Mais pour cela, auparavant, il faut faire comme Bartimée. Bartimée jeta son manteau, se leva d'un bond et courut vers lui. Il y a beaucoup de manteaux dan lesquels on peut s'enfermer, se cacher. Dieu ne regarde pas le manteau. Il ne se laisse pas tromper par les apparences ; Il connaît ce qu'il y a dans le cœur de l'homme. Rejeter son manteau, c'est accepter d'être vu aussi comme on est, d'être vu dans notre nudité par Dieu et par nos frères en Christ. Rejeter son manteau c'est cesser de tourner en rond dans son auto-justification, c'est craquer pour vivre avec Dieu à cause de son amour. Si tu tiens tellement à ton beau manteau, si tu le gardes, tu gardes aussi ta nuit, ton désespoir, ta misère. Alors, jette ton manteau, lève-toi et cours vers Jésus qui t'appelle, qui t'aime et qui veut faire route avec toi. Alain Chapon
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